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Histoire
Titre : 1er vol Toulouse Rabat Modifier

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Debut : 1919-03-08
Fin : 1919-03-09
Commentaire : Première étape de la ligne aérienne vers l'Amérique du Sud, Henri Lemaître et Pierre-Georges Latécoère réalisent la première liaison de Toulouse à Casablanca après une première tentative, le 27 février, stoppée à cause d'un atterrissage trop brusque à Alicante.
Leur parcours : Barcelone, Alicante, Malaga, puis, après des escales à Fez et Rabat, ils arrivent à Casablanca, terminus de la ligne. Ils sont accueillis par le général Lyautey. (1850 KM en 11h45). Pierre Georges Latécoère remet au Général Lyautey « le temps » daté de la veille et à Madame Lyautey un bouquet de violettes fraîches. Sur instruction du Général est signées par Jean Walter, Directeur des Postes Chérifiennes, une convention de transport du courrier entre le protectorat et la métropole, que Pierre Georges Latécoère présentera trois jours plus tard à Paris au Directeur Général des Postes.Six mois après, la ligne postale régulière fonctionnait, six ans plus tard le trafic hebdomadaire entre la france et le Maroc atteignait 67000 lettres.
Posté par : jeanseb
 
Titre : 1ere Mission Roig Exploration du Maroc Espagnol - Sénégal Modifier

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Debut : 1923-01-07
Fin : 1923-05-22
Commentaire : A la ligne Toulouse Rabat de 1919 va succéder l'exploration par le capitaine Joseph Roig des cotes du Maroc Espagnol et du Sénégal d'abord par mer, puis sur trois Breguet XIV sur Casablanca Dakar.
Posté par : jeanseb
 
Titre : 2e Mission Roig Natal Buenos-Aires Modifier

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Debut : 1924-05-01
Fin : 1925-03-07
Commentaire : En mai 1924, Julien Roig reçoit mission de PG Latécoère et de Didier Daurat de poser les premiers jalons d'une ligne aérienne entre Natal et Buenos Aires. Pendant quatre mois, il négocie avec les gouvernements du Brésil, d'Uruguay et d'Argentine. Il rentre en France en Octobre 1924 et déclare « Il n'y a pas à hésiter, pas une minute à perdre ». L'Amérique du Sud nous attend". Début décembre il revient avec le Prince Charles Murat, M Portait, Vachet et Hamm et trois mécaniciens. Dans les cales du navire qui les débarqua au Brésil se trouvaient 3 Breguet 14. Ils entaments alors l'exploration aérienne du futur réseau. Sur les quatre Breguet 14 engagés au départ de Rio, deux parviennent à Buenos Aires le 16 janvier 1925. Et un seul atteint Recife le 7 mars. Cette mission, initiée par Pierre-Georges Latécoère, aboutira à une impasse administrative qui ne sera dépassée que lorsque Marcel Bouilloux-Lafont reprendra l’affaire en main en créant la Compagnie générale Aéropostale
Posté par : jeanseb
 
Titre : 1er vol d'essai de Jean Mermoz Modifier

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Debut : 1924-10-17
Fin : 0000-00-00
Commentaire : L’arrivée de Jean Mermoz aux lignes Latécoère et précisément son vol d’essai a maintes et maintes fois été racontée. Plusieurs versions existent entre celles de Kessel, Mermoz lui-même et bien sûr Didier Daurat.
Montaudran 06h30
Extrait de [Mermoz Mes Vols Flamarion]
« -Mermoz… allons, dépêchez-vous, c’est votre tour !
Je ne me fis pas prier. Je sautais légèrement dans la carlingue, fixai la ceinture.
Le moteur encore chaud, tournait rond. Je roulai au bout du terrain pour prendre le vent debout…
Lentement je tirai la manette des gaz, le Bréguet s’élança. Je fis un long palier près du sol, de manière à accumuler de la vitesse. Brusquement, je tirai et j’amorçai un virage à l’américaine. L’avion, le nez en l’air, perça l’air comme une flèche. Je regardai le terrain de Montaudran devenir minuscule…
Quand j’eus bien montré ce que je savais faire en l’air, je décidai de montrer comment on atterrit, comment « on se pose dans les marguerites », juste sur le rond blanc du terrain, objectif ordinaire des épreuves de précision.
Je réduisis les gaz à fond. Je planai en dessinant de longs S. Puis j’inversai les commandes : hop là… une glissade à gauche… hop là… une glissade à droit… Voici le rond blanc. Très doucement, je l’atteignis, je redressai, je roulai quelques mètres…
Je ramenai l’avion sur la piste avec un sourire satisfait… Je cherchai des yeux le redoutable M Daurat. Il avait disparu. Je descendis. Silencieux, impassibles, les « vieux pilotes », les jambes écartées, la cigarette au bec, m’examinaient.
- Vous n’avez pas vu M Daurat ? demandai-je.
Avec son accent traînant de méridional, Rozès me répondit :
- C’est pas la peine de te fatiguer à le chercher. Tu peux faire ton balluchon…
Je haussai les épaules. Quelle stupide brimade ! J’avais conscience d’avoir piloté admirablement le Bréguet 14.
M Daurat, à ce moment, revêtu d’un imperméable et d’un chapeau gondolé sorti d’un hangar. Je ne pus rien discerner sur son visage glacé.
- Vous êtes content de vous ? Fit-il en s’approchant.
- Oui… Monsieur le directeur…
- Eh bien, pas moi. Ici, nous n’engageons pas des acrobates. Si vous voulez faire du cirque, allez vous faire voir ailleurs…
Je fus tellement stupéfait… tellement furieux que ma voix s’étrangla. J’arrachai mon casque de cuir… je courru vers le vestiaire des mécanos ou j’avais laissé mes bleus, mon veston et quelques bricoles. Rageusement, j’empaquetai mes pauvreshardes. Le sentiment d’avoir raison envers et contre tous m’empêchait à l’enfer qui m’attendait de nouveau. Je ruminai des imprécations, je grommelai des menaces, des défis au sort…
J’entendis derrière moi un pas lourd, je me retournai. M Daurat toussota, resta un instant silencieux.
- Alors, vous partez ? fit-il avec négligence, en tirant de sa poche un paquet de caporal.
- Oui dis-je sèchement.
- Hm…vous n’êtes pas discipliné…Hm…vous êtes prétentieux…Hm…vous êtes content de vous…Hm… naturellement.
- Oui je suis content de moi…
- Vous répondez…
- Bien sûr puisque vous m’interrogez.
- Vous avez mauvais caractère.
- Non monsieur le direceur, mais je déteste l’injustice… Je suis certain que j’ai bien piloté…
- Hm…’turellement… Prétentieux…Hm… On vous dressera.
- Mais… vous me mettez à la porte ?
- Bon… On va voir… Retournez sur la piste. Montez lentement à deux cent mètres. Virez à plat. Revenez face au terrain… Prenez de très loin votre atterrissage. C’est comme cela que l’on travaille à la ligne…
Ma rage fit place à une joie de dément.
Je couru sur la piste en boutonnant ma veste… Je grimpai dans l’avion… Je roulai de nouveau vers le vent… Lorsque je revins sur la piste, M Daurat ,’était pas là… Mais, au regard indulgent des anciens, je compris que mon existence de paria était achevée.

Voici le témoignage de Didier Daurat [Dans le vent des hélices Editions du Seuil Didier Daurat] et notamment ses commentaires sur le récit de Mermoz :
« Quand j’ai lu ce récit sous la plume de Jean Mermoz, je n’ai pu m’empêcher de sourire. Certes les faits sont à peu près exacts, mais l’esprit du dialogue entre le glorieux vainqueur de l’Atlantique Sud e moi-même se trouve complètement faussé. Mermoz pilota ce jour-là, je m’en souviens fort bien, avec son brio coutumier, mais je ne pouvais, en conscience, approuver ce « style » devants les anciens et les « bleus » de la ligne. De telles manœuvres, encore aujourd’hui, peuvent avoir des conséquences qu’un responsable, et j’étais responsable, doit condamner. » Didier Daurat précise : « Un incident marqua son vol d’essai. Soucieux de déployer ses ressources de virtuosité, le nouveau se livra à des prouesses presque insensées à bord du Breguet 14 A2 qui n’était pas fait pour cela. J’étais sur le terrain et cette démonstration m’inquiétait. Un tel exemple risquait d’inciter les autres à manifester leurs dons et j’avais trop vu d’aviateurs conduits aux cimetières pour des raisons aussi futiles. De plus, la ligne exigeait des ouvriers, non des virtuoses. J’appelai Mermoz dans mon bureau et lui fit de serieuses observations. Il réagit avec humeur à mes remarques :
- Je suis sûr d’avoir bien piloté !
Il avait raison mais je n’avais pas le droit de l’en féliciter. C’est pourquoi je décidais de renvoyer le pilote Mermoz aux ateliers de dégroupage des moteurs. La rage au cœur, il dut attendre d’avoir pris, le tournevis en main, une conception plus exacte de ses responsabilités d’aviateur. »

Posté par : jeanseb
 
Titre : De Pierre Georges latécoère à Marcel Bouilloux-Lafont Modifier

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Debut : 1926-12-01
Fin : 1927-04-11
Commentaire : Le 11 avril 1927, la propriété de la Compagnie Générale d’Entreprises Aéronautiques passe pour 93% de Pierre Georges Latécoère à Marcel Bouilloux-Lafont, au prix de 30 millions de Francs. Elle prend le 20 septembre suivant, sur proposition de ce dernier, une nouvelle raison sociale dont le nom restera dans l’Histoire : la Compagnie Générale Aéropostale.
Latécoère cherche à prolonger la Ligne
Latécoère veut prolonger une ligne aérienne postale qui reliera la France à l’Amérique du sud.
Aucun des émissaires envoyés par Latécoère n’arrive à faire avancer le dossier d’obtention des concessions et après trois refus essuyés par Latécoère devant les tribunaux brésiliens, ce dernier souhaite rencontrer Marcel Bouilloux-lafont. Il se présente en décembre 1926 à Rio. Le groupe de Marcel Bouilloux-Lafont était un groupe Franco Sud-américain qui avait fécondé les terres neuves du Brésil, de l’Uruguay et de l’Argentine.
Marcel Bouilloux-Lafont prête peu attention au plaidoyer de Pierre Georges Latécoère et reste sceptique aux idées d’une ligne aérienne. Cependant il va recevoir ce que jean Gérard Fleury appelle « La contagion de la Foi » et s’engage à aider l’industriel français : « Ce n’est pas mon affaire mais je retiens seulement une chose : vous êtes français, je suis français. En dehors de toutes considérations d’intérêts, j’envisage votre succès comme un succès de notre pays…Toutes nos relations, toutes mes amitiés, sont à votre disposition. »
M Bouilloux-Lafont convaincu de l’idée de la ligne dans un dernier effort propose à l’industriel français pourtant découragé, de poursuivre avec lui : « J’ai réfléchi. J’ai étudié vos chiffres. C’est vrai la poste aérienne a un bel avenir. Vos propositions me tentent ».
Exit le Brésil et en route pour l’Argentine où les deux hommes sont alors reçus par M Alvear, le Président de la République Argentine. Le lendemain, Vicente Almonacid capitaine des pilotes Argentins avait rédigé l’un des premiers contrats postaux internationaux aériens. Le 08 février 1927, le contrat fut signé.
« L’Aéropostale… Pendant des années on put voir sur les Champs-Élysées le rouge éclair qui était son emblème sillonner l’image de l’Atlantique et de trois continents » Joseph Kessel « Mermoz ».
Ce contrat garantissait pour dix ans à la compagnie française l’exclusivité du transport du courrier aérien jusqu’a concurrence de 25% du courrier total à destination de l’Europe soit un monopole de fait. Malgré les démarches de la concurrence allemande, le contrat franco argentin fut contresigné par le gouvernement et rendu définitif après sa publication au Bulletin officiel le 14 juillet 1927.
Marcel Bouilloux-lafont obtint alors du Brésil une autorisation de survol renouvelable chaque année. De juin à septembre 1927 il fonde avec ses hommes (vincente Almonacid, Emmanuel de Sieyès), et la SA Aeroposta Argentina (5septembre 1927), puis l’Aeroposta Uruguyana (26 septembre), la Companhia Aeropostal Brasileira (7 janvier 1928), toutes filiales de la SUDAM (Société Sud Americaine de travaux Publics) et société Sœurs de la CGEA devenue Aéropostale.
Il chargeât Vachet d’acquérir les emplacements favorables pour l’établissement des lignes nouvelles et Serre mets au point toute l’organisation télégraphique de la ligne. .
Marcel Bouilloux-Lafont venait de s’engager au regard de ses contrats internationaux à jouer la montre au dessus de l’Atlantique…


Posté par : jeanseb
 
Titre : De Latécoère à l'Aéropostale Modifier

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Debut : 1927-04-11
Fin : 0000-00-00
Commentaire : Le 11 avril 1927, la propriété de la Compagnie Générale d’Entreprises Aéronautiques passe pour 93% de Pierre Georges Latécoère à Marcel Bouilloux-Lafont, au prix de 30 millions de Francs. Elle prend le 20 septembre suivant, sur proposition de ce dernier, une nouvelle raison sociale dont le nom restera dans l’Histoire : la Compagnie Générale Aéropostale.
Posté par : jeanseb
 
Titre : Ouverture de la ligne Buenos Aires - Asuncion Modifier

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Debut : 1929-01-01
Fin : 0000-00-00
Commentaire : Paul Vachet et Ficarelli ouvrent une nouvelle liaison le 1er janvier 1929, elle sera hebdomadaire le 22 mars, bi-hebdomadaire le 12 juillet.
Posté par : jeanseb
 
Titre : Mermoz et Collenot Prisonniers de la Cordillère des Andes Modifier

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Debut : 1929-03-09
Fin : 1929-03-12
Commentaire : Alors qu’il étudiait le passage des Andes par Copiapo, Mermoz cherchait une route pour rejoindre Buenos Aires par le Nord au lieu de contourner la Cordillère par le sud ce qui obligeait à faire un long détour.
La route au Nord était plus courte mais les montagnes culminaient de 6 à 7000 mètres. Le 09 mars 1929 par beau temps Jean Mermoz et son mécanicien Alexandre Collenot décollèrent de Copiapo avec un laté 25 n° 603 [F-AIEH] qui plafonnait à 5200 mètres. L’objectif était donc de trouver un col par lequel la ligne pourrait être ouverte.
« A 10h00 l’équipage décolla. La petite ville, tapie à l’ombre cyclopéenne des Andes, devin un infime point blanc. Le Laté s’éleva peu à peu en lentes spirales. A cet endroit la chaîne dominée par des cimes aigües, par d’anciens cratères neigeux, des mers de glace, s’effondre à pic sur la plaine, falaise compacte de près de 5000 mètres. » Jean Gérard Fleury La Ligne ed Gallimard 1939
Par beau temps et vent arrière, Mermoz repère un passage à 4500 mètres. Ils passent. Cependant de l’autre coté de la crête des vents descendants plaquèrent l’avion vers la pente. Mermoz se retrouve alors plaqué sur une pente rocheuse dans l’impossibilité de lutter, entouré de ravins verticaux. Le contact avec le sol est brutal. « L’avion roule, craque de toutes parts, rebondit encore, puis s’arrête, cabré vers le ciel » Mermoz, mes vols.
Mermoz et son mécanicien sautent à terre et vérifient l’état de l’appareil. L’avion a subi des chocs, le train d’atterrissage est endommagé. Ils sont désormais échoués sur le Plateau des Trois Condors.
Collenot diagnostique immédiatement : « Rien à faire ». Perdus dans une vallée, l’avion repose désormais sur une plateforme resserrée, au bord d’un gouffre. Rien que les cimes et le silence. Leur seule issue, faire le chemin inverse, à pieds, sans bagages sans vêtements chauds par une température de -15° et sans vivres. Au bout d’une demi-heure de marche dans la neige et le verglas Mermoz et son mécanicien s’aperçoivent qu’ils n’ont fait que quatre cent mètres. Ils se résignent font demi tour et prennent la décision de réparer l’appareil.
Afin d’alléger l’appareil, ils sortent les sièges, la double commande, la tuyauterie inutile, les réservoirs vides. L’avion devient méconnaissable. Collenot répare, la nuit tombe, le travaille est lent. Le froid les contraint à se réfugier dans la cabine.
Au deuxième jour Collenot est encore au travail, pour réparer il se sert de ficelles, de bouts d’étoffe ou de vêtements. Selon une lettre adressée à Vova de Martinoff, ils utilisent du chatterton, des bandes de toile et de l’émaillite pour réparer le train.
Le lendemain puis toute la journée, même scénario, l’acharnement au travail. La nuit vient, par – 20 ° les deux hommes dorment l’un contre l’autre.
La troisième journée l’avion est réparé tant bien que mal. Sans forces et pendant quatre heures ils essaient de mettre le moteur en marche. Il démarre enfin mais là, le radiateur crève. Il faut boucher les trous mais avec quoi ? « Armé de colle, de vernis, de fil de fer, de vieux vêtements et de bouts de cuir, Collement se met cependant au travail » Mermoz, mes vols.
La journée se passe à réparer une nouvelle fois.
Enfin, les deux hommes songent au décollage. L’avion fragilisé ne peut s’envoler à partir d’un tel terrain et sur une piste aussi courte. Ils décident alors d’hisser le « Laté » au sommet de la pente. L’appareil pèse 2,5 tonnes… A l’aide du moteur en marche, en huit heures, ils franchissent 500 m. Les tubulures du moteur ont à nouveau éclaté. Tout est à recommencer. A l’aube les réparations sont effectuées. Vont-ils enfin pouvoir partir ? Mermoz examine le terrain. L’avion devra franchir deux profondes fissures avant de décoller.
Moteur en marche… « Collenot enlève les cales – deux grosses pierres coincées devant les roues,- puis grimpe à son tour dans l’appareil… j’ouvre les gaz…Cette fois c’est le grand départ… » Mermoz, mes vols.

L’appareil dévale la pente, roule de plus en plus vite, l’echo de la montagne répercute un bruit de tonnerre. Arrive le premier précipice de 6 m à sauter. Ils sautent. L’avion dévale encore la pente à toute allure. Le second obstacle se présente devant eux… l’avion passe mais va t il décoller avant le précipice ? L’avion s’élève enfin, la paroi blanche infranchissable se dresse devant eux, un virage sur l’aile gauche Mermoz évite l’obstacle et enfin, retrouve le couloir qu’ils avaient laissé quatre jours plus tôt. « vingt minutes plus tard, les tubulures craquaient encore et l’eau jaillissait de toutes parts… » Mermoz, mes vols.
Ils étaient cependant sauvés, depuis 4000 m d’altitude, Mermoz fit plané l’avion jusqu’à la plaine de Copiapo.


Un résumé sous la plume d’Antoine de Saint Exupéry. Terres des Hommes ed Gallimard 1939
 […] « Mermoz s’engageait dans ces combats sans rien connaître de l’adversaire, sans savoir si l’on sort en vie de telles étreintes. Mermoz « essayait » pour les autres. Enfin, un jour, à force d’essayer, il se découvrit prisonnier des Andes.
Echoués à quatre mille mètre d’altitude, sur un plateau aux parois verticales, son mécanicien et lui cherchèrent pendant deux jours à s’évader. Ils étaient pris. Alors ils jouèrent leur dernière chance, lancèrent l’avion vers le vide, rebondirent  durement sur le sol inégal, jusqu’au précipice, où ils coulèrent. L’avion, dans la chute, prit enfin assez de vitesse pour obéir de nouveaux aux commandes. Mermoz le redressa face à une crête, toucha la crête, et, l’eau fusant de toutes les tubulures crevées dans la nuit par le gel, déjà en panne après sept minutes de vol, découvrit la plaine chilienne, sous lui, comme une terre promise. » Antoine de Saint-Exupéry Terres des Hommes
Cet exploit est repris par Didier Daurat dans son livre autobiographique : « Dans le vent des hélices - Seuil 1956, et termine sur la suite des faits : « Les autorités chiliennes après avoir utilisés tous les moyens possibles, pour «tenter de sauver Mermoz, l’avaient considéré comme perdu et avaient décidé d’attendre l’été pour procéder aux constatations. Elles n’attachèrent tout d’abord aucun crédit au récit du pilote et de son mécanicien. Elles organisèrent donc, l’été venu, une caravane de troupe de haute montagne qui retrouva les objets abandonnés dans la neige et les traces des roues sur le plateau, à l’emplacement désigné par Mermoz. »

Posté par : jeanseb
 
Titre : Inauguration de la ligne Buenos-Aires - Comodoro Rivadavia (Patagonie) Modifier

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Debut : 1929-10-31
Fin : 0000-00-00
Commentaire : En Argentine, la descente deBuenos Aires à Comodoro Rivadavia reconnue par Paul Vachet en février 1929 sera inaugurée par Antoine de Saint-Exupéry le 31 octobre 1929. Le 12 il est nommé chef des Opérations Aériennes d'Aéroposta Argentina. C'est là qu'il écrit Vol de Nuit.
Posté par : jeanseb
 
Titre : Le voyage d'essai de l'Arc en Ciel Modifier

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Debut : 1933-01-12
Fin : 1933-01-22
Commentaire : Afin de démontrer aux autorités du Ministère de l’Air que son avion, le Couzinet 70, le 3e du nom était capable de couvrir les 3100 Km de l’Atlantique Sud, L’ingénieur obtint une première autorisation à titre d’essai. Le 12 janvier 1933, à 10h00, l’Arc en Ciel décolla avec à son bord Mermoz ; Carretier ; Mailloux ; Manuel ; Jousse. Il survola l’Espagne, Gibraltar, Tanger et arrivèrent au dessus de l’Atlas la nuit. Cap Juby apparu puis Cisneros. Enfin ils décidèrent d’atterrir à Port Etienne afin de changer une vitre du poste de pilotage que Mermoz avait arraché par mégarde. Mermoz posa l’appareil à 02h30 du matin.
Après que Jousse eut effectué la réparation, l’Arc en Ciel gagna Saint-Louis du Sénégal. Ils préparèrent alors la traversée de l’océan.
Ils reçurent un télégramme du ministère de l’Air, Mermoz était autorisé à traverser « sous sa seule responsabilité ».
Le lendemain, le 16 janvier à 03h00 ils décollèrent pour Natal où ils arrivèrent 14h27 plus tard à une moyenne de 227 Km/h. Le record sur l’Atlantique Sud était battu. En plein tumulte financier de l’Aéropostale cette nouvelle récompensera la foi de ceux qui y croyaient encore.
Le lendemain ils repartirent vers Rio, Montevideo et Buenos Aires.

Posté par : jeanseb
 

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